La médecine traditionnelle

25-05-2005

La médecine complémentaire et alternative

Eisenberg (1998) décrit la médecine complémentaire comme suite : des sujets qu’on n’enseigne pas dans les écoles médicales et qui ne sont pas généralement à disposition dans les hôpitaux des Etats-Unis.

L’Association Médicale Brittannique (1997) a suggéré qu’elle implique des traitements qui ne font pas partie du programme d’enseignement médical.

Toutefois, Bensoussan (1999) réfute cette thèse en remarquant qu’actuellement, la médecine complémentaire et alternative est enseignée dans plus de 60% des écoles médicales dans les Etats-Unis.

Le terme ‘alternatif’ indique un remplacement total de la médecine orthodoxe, bien que la médecine alternative aille souvent de paire avec la médecine courante. On propose d’utiliser un terme déterminé pour ce type de traitement, parce que cette appellation indiquera qu’il existe un traitement complémentaire à la médecine orthodoxe.

La médecine chinoise traditionnelle

La médecine chinoise traditionnelle est connue depuis plus de 5000 ans. Dans la Chine antique elle constituait un système spécial pour guérir des maladies et pour faire des diagnostics.

La médecine chinoise traditionnelle est fondamentalement différente de la médecine occidentale qui se concentre sur des phénomènes observables.

Dans la médecine chinoise traditionnelle, la connaissance du corps humain est basée sur les mouvements dans l’univers, comme décrit par Daoism, et le traitement des maladies est principalement basé sur le diagnostic et sur le traitement des symptômes/ des indications.

La théorie des méridiens

Basée sur la théorie des méridiens (des cannaux pour la communication entre les organes), la médecine chinoise traditionnelle comprenait l’acupuncture, la moxibustion (l’adduction de chaleur), des herbes, des produits animaux et des minéraux. Selon cette théorie, Chi (l’énergie essentielle, l’atmophère, l’esprit) et la circulation du sang se réunissent dans le corps par le biais des méridiens entre les organes internes et les organes externes ou les tissus.

En stimulant certains points de la surface du corps, on peut atteindre les méridiens secondaires à l’aide d’aiguilles ou d’adduction de chaleur. On peut régler le courant de Chi et du sang et guérir des maladies. Ces points de stimulation, on les appelle des points d’acupuncture.

L’acupuncture

L’acupuncture implique la stimulation de points particuliers sur le corps, le plus souvent en piquant avec des aiguilles fines.

Née dans l’Orient lointain, il y a à peu près 2000 ans, l’acupuncture a fait divers apparences à travers l’histoire de la médecine européenne et nordaméricaine.

Par exemple, William Osler, a utilisé l’acupuncture thérapeutique au 19ième siècle. Lorsque le président Nixon visitait la Chine dans les années 1970, l’acupuncture gagnait en popularité à l’Occident.

Un aperçu scientifique de l’acupuncture

La théorie de l’acupuncture est basée sur les principes de la médecine chinoise traditionnelle, selon laquelle le fonctionnement du corps humain est contrôlé par une force essentielle ou par une énergie, appelée Chi, qui circule entre les organes via des cannaux (les méridiens).

Bon nombre d’études aléatoirement contrôlées et plus de 25 opinions systématiques et méta-analyses ont jugé sur l’efficacité clinique de l’acupuncture. Les études ont démontré que l’acupuncture aide effetcivement en cas de vomissements après une opération ou après une chémothérapie chez des adultes, et en cas de nausées pendant la grossesse.

On a également prouvé que l’acupuncture peut atténuer le mal de dents.

Quant à la question de savoir si l’acupuncture peut aussi atténuer des douleurs chroniques, le mal de ventre et le mal à la tête, les résultats d’étude sont ambigus ou contradictoires.

Le méchanisme de l’acupuncture

Plusieurs approches de recherche ont démontré que l’acupuncture stimule les méchanismes endogènes opiats.

Les effets de l’acupuncture sont clairement observables dans le système nerveux central à l’aide de techniques de visualisation modernes.

La médecine herbale

Tout comme l’acupuncture, la médecine herbale fait aussi partie de la médecine chinoise traditionnelle. Il existe une liste avec plus de 6000 substances thérapeutiques différentes, dans laquelle on décrit leurs caractéristiques et particularités, et aussi la cause pour laquelle on les utilise. On utilise environ 600 herbes différents. L’herbalisme chinoise est le plus fréquent de toutes les anciennes traditions herbales qu’on utilise encore dans le monde.

On peut diviser les herbes en deux groupes. Le premier groupe réfère à la caractéristique thermique de l’herbe, à savoir très chaud (re), chaud (wem), froid (han), neutre (ping) et aromatique. Le second groupe réfère aux caractéristiques de goût de l’herbe, à savoir acide (suan), amer (ku), doux (gan), épicé (xin), et salé (xian).

L’usage de plantes à des fins guérissants est vieux de plusieurs siècles et constitue la source de beaucoup de médicaments modernes. Mentionnons quelques exemples : l’aspirine (de l’écorce du saule), la quinine (de l’écorce du quinquina), la morphine (d’un pavot).

Entretemps le développement de médicaments à base de plantes continue.

Bu Nao Gao

Il y avait quelques études sur la médecine herbale pour le traitement de la maladie des neurones moteurs.

Dans un article publié en 2005, il s’agit de l’effet de Bu Nao Gao en cas de SLA. Mais jusqu’à présent, on n’a pas encore fait des études adéquates et contrôlées.

Conclusion

La médecine herbale n’est pas le premier choix pour le traitement de la SLA.

Source : Professeur TSAI Ching-Piao

Institut de Neurologie

Hôpital Général- Taipei

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